Top 7 des questions les plus courantes sur les chars de combat !

Écrit par mohamed mounadi

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Le 15 septembre 1916, les anglais vont engager les premiers chars de combat de l’histoire appelés aussi ” tanks “. Toutefois, si l’effet de surprise fut considérable, les allemands ne tardèrent pas à trouver la parade contre ces mastodontes maladroits et isolés : la course à l’armement blindé était commencée. Dès lors, on construisit des véhicules blindés, cherchant à augmenter la puissance de feu, le rayon d’action, la vitesse et l’épaisseur du blindage de ces véhicules de guerre.

Les allemands imaginèrent un astucieux tandem char-avion qui permit le ” Blitzkrieg ” (guerre-éclair) de 1940. En juillet 1943, à Koursk, 6000 blindés se livrèrent la plus grande bataille de chars de la Seconde Guerre mondiale.

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Char de combat russe T-90

Trente années plus tard, le 17 octobre 1973, 11 jours après le déclenchement de la guerre de Kippour,  1700 chars israéliens livrent combat à 1600 chars d’assaut syriens et à 2000 chars égyptiens. 2000 chars de combat seront alors détruits par les fantassins : cette hécatombe parait avoir remis définitivement en cause l’arme blindée dans les états-majors.

         1. Quelles sont les caractéristiques d’un char de combat ?

L’équipage moyen d’un char de combat ou tank est généralement de 4 hommes : un chef de char, un tireur, un radio-chargeur et un pilote. Un char d’assaut pèse en moyenne de 35 à 40 tonnes et – canon vers l’avant – mesure 9 mètres de long pour 3 mètres de large. Il dispose généralement d’un canon de 105 mm, d’une mitrailleuse ou d’un canon mitrailleur et d’une mitrailleuse de défense. Sa vitesse moyenne sur route est de 67 km/h et, en tout terrain, de 50 km/h. Son autonomie de combat varie de 15 à 24 heures. Il est capable de franchir des fossés de 2,50 m à 3 m.

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Char d’assaut russe T-41 dévoilé en 2015 lors d’une parade militaire

       2. Comment un ” tank ” se protège-t-il des mines ?

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les américains équipèrent des chars “Sherman” pour en faire des engins démineurs, chargés d’ouvrir la voie aux autres éléments blindés et à l’infanterie. Leur moteur entraînait un “crab”, un tambour rotatif garni de chaînes qui battaient le sol à l’avant du char d’assaut. Les tanks modernes neutralisent les champs de mines en les arrosant d’un chapelet d’explosifs.

       3. Quel est l’avenir du char de combat ?

N’ayant pu prouver son invulnérabilité face aux armes modernes, le char d’assaut doit la réalité de son avenir à l’arme nucléaire. En effet, la plus redoutable innovation actuelle en matière de véhicules militaires reste la mise en service de blindés armés de canons ou de lance-missiles à tête nucléaire. Le système d’arme Pluton, qui était l’un des plus perfectionnés il y’a quelques années, permettait le tir d’une charge nucléaire tactique à une distance de l’ordre de 120 km.

Lors du dernier conflit entre Israël et le Hezbollah, les chars d’assaut israéliens dénommés Merkava II ont été mis à mal au Liban par les troupes du Hezbollah équipées de missiles antichars METIS. Pas moins de 30 chars Merkava ont été détruits.

Black-Panther
K2 « Black Panther » (Corée du Sud)

       4. Comment transporter un char de combat au milieu des neiges ?

Déplacer une pièce d’artillerie sur la neige a été, depuis très longtemps, un problème pour les troupes de montagne. Les canadiens ont, sans doute, conçu le meilleur engin capable de remplir cette mission : le Flextract Nodwell. Équipé d’un train de huit roues et de chenilles très larges, il est capable de gravir en bonne neige des pentes de 80% d’inclinaison. Sa vitesse moyenne en opération reste toutefois de seulement 20 km/h.

       5. Existe-t-il des simulateurs de conduite de chars d’assaut ?

La réponse est oui. Ils permettent de former les pilotes de char en réduisant des deux tiers environ le temps de conduite sur véhicule réel. Chaque simulateur comprend une cabine de conduite rigoureusement identique à celle du char; une plateforme mobile qui crée la sensation de mouvement; un écran LCD relié à un ordinateur et qui donne, à partir d’une maquette de terrain, la vue du parcours sur lequel le char manoeuvre; un système de sonorisation reproduisant les bruits entendus par le pilote de char; un poste pour l’instructeur; enfin un ensemble électronique traitant les signaux reçus des différents récepteurs et calculant les réactions correspondantes des équipements du char.

            6. Pourquoi dit-on ” équipage d’un char ” ?

Avant les tanks britanniques de 1916, les premiers autocanons de l’histoire étaient en fait servis par des marins ! C’est la raison pour laquelle les expressions “équipage, paré, chef de bord” ont été conservés.

Challenger2
« Challenger 2 » (Grande-Bretagne)

          7. Quel est le meilleur char de combat ?

Il n’existe pas de “meilleur” char de combat. Chaque pays construit ses chars en fonction de son expérience en guerre, de ses besoins etc. Certains chars sont efficaces pour combattre d’autres chars, tandis que d’autres seront efficaces pour tirer plus loin etc.

Néanmoins, nous sommes tentés de penser que le char M1A1 Abrams, entré en service en 1980, fait partie des meilleurs chars d’assaut qui existent. Le baptême de feu du M1A1 est survenu en 1991, en plein milieu de la guerre du golfe où il n’avait subi qu’à peine une vingtaine de pertes. Il fera également ses preuves au Kosovo en 1999 et durant l’invasion de l’Irak en 2003.

M1A1
M1A1 Abrams

                                                                  Caractéristiques du M1A1 Abrams :

Longueur 7,92 m.

Avec canon : 9,83 m

Largeur 3,65 m
Hauteur 2,43 m
Poids  57,2 tonnes
Vitesse 67 km/h (sur route)
48 km/h (tout terrain)
Autonomie 465 km
Armement principal canon de 120 mm
Armement secondaire 1 mitrailleuse M2 .50 BMG (12,7 mm)
et 2 M240 7,62 mm
1 de tourelle, 1 co-axial
Motorisation Avco Lycoming AGT-1500 de 1500 ch et 1119 kW
Équipage 4 (conducteur, canonier, chargeur, chef de char)
Prix à l’unité 4 300 000 $