Pourquoi Volkswagen revient en Iran 17 ans après ?

Écrit par mohamed mounadi

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Le géant allemand de l’industrie automobile Volkswagen vient d’annoncer mardi dernier son retour sur le marché iranien après 17 années d’absence. Qu’est ce qui explique ce come back plutôt soudain ?

  • Tout d’abord, il faut savoir que Volkswagen était présent en Iran depuis 1950, date où les premières coccinelles commencaient à représenter des best-sellers sous ces latitudes. Dans les années 1960, la Volkswagen Belli deviendra un modèle très convoité sur le marché iranien, bien avant que la Volkswagen Gol ne prenne le relais dans les années 1990. Les relations commerciales entre le groupe allemand et l’état islamique se basent donc sur une longue tradition, interrompue en 2000 par les sanctions économiques internationales imposées à l’Iran.
  • Ensuite, on assiste en 2017 à un véritable desserrement de ces sanctions internationales dirigées contre l’Iran qui se trouvent désormais partiellement levées. Une situation que Volkswagen compte bien mettre à profit, d’autant plus que, depuis que le marché américain n’est plus aussi florissant à cause de la crise du Dieselgate, il était plus que jamais temps pour Volkswagen de se trouver rapidement de nouveaux débouchés.
  • Le numéro un mondial de l’automobile commercialisera sur le marché iranien deux des modèles les plus touchés par la crise du dieselgate, à savoir les Volkswagen Tiguan et Passat. Un accord a déjà été passé entre Volkswagen et une société locale nommée Mammut Khodro pour l’importation de ces modèles qui seront proposées à la vente à partir d’août prochain dans les showrooms de huit concessionnaires basés dans la capitale Téhéran.
  • Le marché iranien représente une manne non négligeable pour Volkswagen, mais également pour de nombreux autres constructeurs tels que Renault ou PSA. Ce marché est actuellement évalué à près d’1 million de nouvelles immatriculations par an. On s’attend à ce qu’il passe à 3 millions d’unités sur le moyen terme avec la levée des sanctions internationales depuis qu’un accord nucléaire a été signé en 2015 entre l’Iran, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.