Pourquoi l’après-vente automobile au Maroc est encore à la traîne ?

Écrit par mohamed mounadi

après-vente-automobile-Maroc

Force est de constater que le parc automobile au Maroc, considéré parmi les plus jeunes de la région, connait un dynamisme important. Pourtant, le secteur de l’après-vente automobile au Maroc ne suit pas, quant à lui, cette évolution.

Le secteur de l’après-vente automobile au Maroc (after market) est estimé, selon de nombreux professionnels, à plus de 15 milliards de DH de chiffre d’affaires et génère plus de 300.000 emplois directs (plus de 100.000 au niveau de la distribution et plus de 200.000 au niveau de l’entretien et de la réparation). Il génère en plus des revenus indirects pour d’autres secteurs comme le foncier et la location de bâtiments, ou encore la messagerie et la logistique, sans oublier, bien évidemment, les recettes fiscales et douanières collectées pour l’Etat.

Le secteur de l’après-vente automobile au Maroc, bien qu’il s’agisse d’un secteur prometteur et créateur d’emplois et de richesses, oscille encore entre le formel et l’informel. La commercialisation des pièces de rechange est fortement affectée par la contrefaçon qui biaise le consommateur. Elle est également lourdement affectée par les ferrailleurs qui commercialisent des pièces qui ne sont pas toujours conformes, du fait de leur usure, aux normes de sécurité.

Les professionnels du secteur évaluent aujourd’hui les parts de différentes pratiques sévissant sur le marché de l’après vente automobile au Maroc comme suit : pas moins de 20% pour la sous facturation, 10% pour la contrefaçon et 30% de non déclaration fiscale et sociale. A quand donc une réaction efficace des pouvoirs publics ?