Pièces de rechange au Maroc : L’informel toujours aussi virulent !

Écrit par mohamed mounadi

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L’informel. Sous ce seul mot, se cachent une multitude de phénomènes aussi préoccupants les uns que les autres et faisant pourtant partie intégrante de la filière de distribution des pièces de rechange au Maroc liées à l’automobile. Il s’agit de la contrebande, de la sous-facturation en douane, de la contrefaçon et des pièces usagées.

De telles pratiques génèrent, comme on le sait, une concurrence déloyale, qui est à l’origine de prix très bas au détriment de la rentabilité des entreprises du secteur formel, des recettes de l’Etat, de la sécurité des automobilistes et de l’environnement. La ferraille constitue généralement le lieu indiqué où se chevauchent toutes ces pratiques à des degrés divers. Ces acteurs en tirent un grand profit étant donné le chiffre d’affaire généré.

Il faut bien souligner que la contrefaçon mine le secteur; elle touche la quasi-totalité des pièces de rechange à condition qu’elles n’impliquent pas de gros développements techniques ou électroniques. Ce sont, en somme, des plaquettes de frein, des joints de culasse et autres courroies. C’est pourquoi les produits les plus touchés sont les produits de consommation courante qui peuvent ainsi entrer sur le territoire en plus grosse quantité.

Les voies de transit de ces produits sont difficilement identifiables. Les écarts de prix constatés entre les produits de contrefaçon et ceux des grands marques sont extrêmement importants : un filtre diesel : -40%, une bougie : -50%, un balai d’essuie-glace : -50%, un joint de culasse : -60%, …