Quelle est l’origine des 24 Heures du Mans ?

Écrit par mohamed mounadi

24-Heures-du-Mans

Un soir d’octobre 1922, au salon de l’automobile de Paris, un certain Charles Faroux, journaliste et technicien automobile, décida d’organiser une grande épreuve automobile d’endurance en France. Il voulait que cette course ait lieu en partie de nuit afin d’amener les constructeurs à perfectionner les batteries, démarreurs, phares et autres équipements électriques. Le 7 février 1923, le règlement de ce Grand Prix d’Endurance était rendu public.

Le départ fut donné le 26 mai 1923, à 16 heures, à 35 voitures présentées par 18 constructeurs de différentes nationalités. Toutes les voitures devaient correspondre à la description du catalogue commercial publié par leur constructeur : carrosserie de tourisme avec ailes et marchepieds, avertisseurs, rétroviseurs etc. ; les voitures de plus de 1000 cm3 devaient comporter 4 places. Le tour du circuit dépassait 17 kilomètres.

Les conditions météorologiques furent désastreuses durant cette première édition des 24 Heures du Mans. Pilotes et mécaniciens étaient exposés aux intempéries, ou encore à la canicule et à la poussière. Pas de pare-brise ni réellement d’habitacle. Les pilotes portaient le plus souvent un vêtement en caoutchouc ciré, fermé au col et descendant jusqu’aux pieds. La casquette de cuir avec protège-oreilles était le signe de ralliement de ces conducteurs; les grosses lunettes qui les protégeaient de la poussière complétaient cet uniforme. Au cours de l’épreuve, le pilote et son mécanicien sont seuls autorisés à effectuer toutes les réparations au cours de l’épreuve, changement de pneumatiques compris.

La chaleur et les gravillons abîmaient très vite les pneus. Perte de temps et fatigues résultaient de ces changements à répétition : il fallait découper les pneus au couteau, enlever les morceaux de caoutchouc fondu, monter de nouvelles enveloppes et les gonfler…

Chaussées bombées, tournants très serrés, machines fragiles : les pilotes engagés dans cette course couraient des risques de tous les instants et, lorsqu’ils bravaient ces mauvaises conditions, il n’étaient pas non plus à l’abri d’une faute de conduite d’un autre concurrent.

Trente concurrents seulement terminèrent la course. Une Chenard et Walker de trois litres de cylindrées avait parcouru 2209 km à plus de 92 km/h de moyenne.