Les “dashcams” sont-elles légales au Maroc ?

Écrit par Mohamed Mikou

Dashcam-Maroc 3

Les dashcams sont-elles autorisées au Maroc ? La réponse est oui ! Les dashcams sont bel et bien légales au Maroc, contrairement à certaines idées reçues ! Bien évidemment, leur usage doit rester strictement personnel (utilisées dans un véhicule), tel que le rappelle le ‘’ Dahir n° 1-09-15 du 22 safar 1430 (18 Février 2009) ‘’ sur la protection des personnes physiques à l’égard des données à caractère personnel, Art.2 parag. 4 & Art.4.

Par contre ce qui est illégal c’est de diffuser les vidéos issues des daschcams  à l’insu des personnes filmées ; excepté si ces personnes atteignent à votre propre sécurité et/ou à celles des autres ! Par ailleurs si les dashcams sont légales, la recevabilité des éléments fournis par ces dernières (vidéos, GPS, voix…) devant les tribunaux ou autres instances, vont, elles, dépendre de l’homologation ou pas du produit au Maroc !

En effet bon nombre de nos concitoyens, attirés uniquement par le prix, oublient ce détail et se ruent pour acheter des daschams bon marché. Or, il faut toujours demander au vendeur de vous donner le certificat d’homologation et de garantie, si le produit en bénéficie.

Ayoub Bellarab, directeur général de Blackvue Maroc (Blackvue est une société coréenne qui figure parmi les leaders mondiaux dans le secteur de la production de dashcams), voit dans la généralisation des dashcams dans notre pays, en plus de l’aspect protection personnel,  une énorme opportunité pour la sécurité routière.

« Je reste persuadé que les dashcams au Maroc représentent des solutions qui vont énormément contribuer à la sécurité routière !  Imaginons, par exemple, un chauffeur d’autocar équipé d’une dashcam, et qui sait que ses trajets sont enregistrés et sont susceptibles d’être retracés et observés par son employeur, ou par d’autres personnes… ne pensez-vous pas qu’il  réfléchira à deux fois avant de faire un dépassement hasardeux dans un virage, ou sur une ligne continu ? Vous Imaginez le nombre de vies qui pourraient être sauvées grâce à l’effet dissuasif de ces dispositifs ?”, s’interroge Bellarab.