Qui étaient les carrossiers automobiles des années folles 1920-1930 ?

Écrit par mohamed mounadi

Bugatti Atalante

Les carrosses des rois et des empereurs avaient eu leurs heures de gloire, les automobilistes allaient connaitre les leurs au cours des années 1920 et 1930.

Pour les carrossiers, artisans, artistes au service du client et de la mode, il est une règle d’or : concevoir les formes les plus originales et les plus belles. A cet art, Français et Italiens surent se distinguer, mais Allemands, Anglais et Américains parvinrent à les concurrencer. Ainsi, la beauté ne fut le monopole d’aucun.

En France, les plus célèbres carrossiers, pour n’en citer que quelques-uns, furent Labourdette, Hibbard et Darrin, Fernandez et Darrin, Saoutchick et Weyman. En Italie, Touring, Sala, Castagna et Pininfarina.

La fin d’une mode

Si les carrossiers s’appliquaient à se laisser guider par l’amour de l’art, les firmes automobiles, de leur côté, rivalisaient d’astuces dans la mise au point de châssis et de moteurs. Plus que jamais, on cherchait à ” épater ” : aussi la puissance de ces monstres sacrés était sans cesse augmentée, ce qui n’accroissait pas leurs qualités de sécurité et de fiabilité.

Néanmoins, ces superstars de la route ne craignaient pas le retour chez le garagiste qui se faisait une fête de les régler, les réparer et les entretenir. L’industrie automobile marquait toutefois des points au tableau du progrès.

Hélas, la crise qui suivit le krach de la bourse de New York en automne 1929 fit de nombreuses victimes dans cette industrie pourtant florissante. Seuls les plus gros résistèrent aux difficultés économiques. Puis la mode changea dans la seconde moitié des années 1930 : on préféra la sécurité à l’élégance, la fiabilité au luxe, la tenue de route au raffinement. L’automobile devenait alors trop sage.

De nos jours, les ” divines ” des années folles ne vivent plus qu’à l’abri de retraites dorées, choyées par des propriétaires collectionneurs qui tirent une fierté de les entretenir comme neuves au nom d’un art sublime mais dès lors révolu.